“La Guerre du Chocolat”:Claude Lèvêque (Barcelona-2007)

Kültur Büro Barcelona, situé dans une ancienne bâtisse industrielle des années 60 au coeur de Barcelone, a le plaisir de présenter La guerre du Chocolat, une nouvelle installation de Claude Lévêque.

Claude Lévêque, né à Nevers en 1953, est un des artistes français les plus reconnus de sa génération. Il commence à travailler dans les années 80 inspiré par l’esprit de la culture punk et new wave. Il privilegie l’utilisation de la lumière et du son pour créer des ambiances plus que des objets. L’artiste s’intéresse particulièrement aux espaces dans lesquels ces ambiances sont mises en scène. Il aime investir des lieux aux architectures particulières, tels que des anciens bâtiments industriels et des lieux dont l’atmosphère évoque l’abandon. Claude Lévêque s’attache « aux aspects relationnels et aux vibrations d’un lieu ». L’imaginaire de l’artiste construit, à partir des particularités du site, un scénario qui sera traduit par de la lumière, du son et des objets simples, matières premières de son travail.

Pour La Guerre du Chocolat, Claude Lévêque utilise une lumière ambiante bleu foncée qui est absorbée par les murs et le plafond de la salle peints en noir. Une vieille charrette en bois et une barrière démesurée formée par des poteaux électriques affutés, dont les pointes frôlent le plafond, sont disposés dans l’espace. Les poteaux sont reliés les uns aux autres par des câbles sur lesquels flottent de ténues ampoules blanches; il manque cependant le joyeux évènement qui pourrait faire de ces câbles des guirlandes. Ces lumières blanches n’évoquent pas ici l’idée de réunion ou de fête comme le signifieraient des guirlandes de noël ou celles d’un bal populaire, mais suggèrent plutôt une trace de vie isolée dans une nuit lointaine.

Les poteaux et les charrettes de bois sont recouverts de chocolat fondu. Éléments de l’installation paradoxaux, les lumières et le chocolat d’un côté, et l’obscurité et le vieux bois de l’autre amène une confusion significative. La sensibilité primitive du « visiteur » de cette nuit ou du « spectateur » de cette mise en scène est ici sa seule arme.

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